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Tous les contrôles ne contribuentpas à améliorer les soins

Les contrôles font partie intégrante de notre système de santé. Ils protègent les patientes et patients, assurent la qualité et favorisent une utilisation responsable des ressources. La question est non pas de savoir s’il faut contrôler, mais comment.
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Prof. Dr. med. Dr. phil. Sven Streit, médecin spécialiste en médecine interne générale et médecin de famille

27 octobre 2026

L’enquête «tigre de papier» menée ce printemps auprès de plus de 1800 professionnelles et professionnels de santé montre que, pour nombre de médecins, la bureaucratie est toujours plus lourde, sans améliorer pour autant la qualité des soins. Ils en veulent pour preuve les multiples demandes de renseignements, les garanties de paiement pour des traitements de longue durée, ainsi que les rapports concernant des maladies chroniques sans évolution particulière.

Un exemple concret: un patient est suivi depuis des années en physiothérapie. Chaque année, l’assurance-maladie demande les motifs de son traitement, ainsi que le pronostic. La base juridique de cette procédure de contrôle figure dans l’Ordonnance sur les prestations de l’assurance des soins (OPAS). La médecin rédige alors un rapport dans lequel elle indique qu’il s’agit d’une maladie chronique qui aura les mêmes effets sur le patient dans les années à venir, et que, partant, la physiothérapie demeurera nécessaire. En conséquence, la prescription est acceptée, comme les années précédentes. Un an plus tard, la médecin reçoit la même demande et elle doit de nouveau vérifier si la situation médicale a évolué. Pour nombre de professionnelles et professionnels de santé, ces contrôles sont une perte de temps.

Des autocollants pour les formulaires superflus

C’est là que l’initiative «tigre de papier», qui met en lumière les charges administratives inutiles et propose des améliorations, entre en jeu. Le corps médical n’arrive tout simplement plus à suivre le rythme. Lorsque les contrôles n’apportent aucun bénéfice tangible aux patientes et patients, nous devons tirer la sonnette d’alarme. C’est ce que nous faisons avec l’autocollant «tigre de papier».

Illustration sur les tâches administratives dans le secteur de la santé, médecin exaspérée, symboles de la bureaucratie

La plupart du temps, les assureurs-maladie ne sont pas responsables de cette bureaucratie. S’ils demandent des précisions, c’est souvent pour s’acquitter de différentes obligations de contrôle légales tandis qu’ils font eux-mêmes l’objet de contrôles. C’est pourquoi le corps médical et les assureurs souhaitent engager un dialogue avec l’autorité de régulation afin de déterminer quels contrôles sont efficaces, adéquats et économiques, et surtout, lesquels donnent lieu à une charge de travail inutilement lourde.

Il est réjouissant de constater que les choses commencent à bouger: prio.swiss et la FMH travaillent désormais ensemble à la mise en place d’améliorations concrètes. Parallèlement, une étude de l’OFSP examine pour la première fois de manière systématique la charge de travail réelle liée aux tâches administratives dans le système de santé. 

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Prof. Dr. med. Dr. phil. Sven Streit

initiateur de la campagne «tigre de papier» et président de la Commission pour la promotion de la relève de la Société suisse de Médecine interne générale (SSMIG)

Source: sondage «tigre de papier»

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