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Ne jouons pas avec les réserves!

Barbara Hayoz, vice- présidente du conseil d’administration de la CSS

9. juin 2022

Dans le domaine de l’assurance-maladie obligatoire, peu de thèmes suscitent autant de controverses que celui des réserves des assureurs-maladie. Elles ont été et sont un enjeu politique depuis des années. L’ancien conseiller fédéral Pascal Couchepin nous a d’ailleurs fait la démonstration de ce qui arrive lorsqu’on «joue» avec les réserves. Il a imposé une hausse zéro des primes pour 2009 en réduisant les réserves de manière excessive, le seul moyen dont il disposait. La joie procurée aux personnes assurées a été de courte durée puisque les primes ont dû être augmentées en moyenne de 8,7% l’année suivante …

Aujourd’hui encore, des revendications similaires se font entendre. Une pétition demande par exemple que les réserves de l’assurance-maladie soient utilisées pour amortir les coûts engendrés par le COVID-19. Cela témoigne – une fois de plus – d’une ignorance crasse. Les réserves ne sont pas une fin en soi et encore moins une somme d’argent manipulable à souhait. Il s’agit d’un fonds de réserve prescrit par la loi sur la surveillance de l’assurance-maladie afin de garantir la solvabilité des assureurs en cas de crise. Dans l’assurance obligatoire, les réserves sont nécessaires pour garantir la valeur fondamentale de «sécurité» des produits d’assurance et la solvabilité de l’assurance-maladie. Ainsi, tant les personnes assurées que les fournisseurs de prestations ont l’assurance que leurs exigences financières seront satisfaites à long terme, et ce, même en cas de crise. C’est pour cette seule et unique raison que les réserves doivent être utilisées.

Barbara Hayoz

est vice- présidente du conseil d’administration de la CSS.

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